Le gouvernement souhaite la légalisation du cannabis des 2019

jeudi 20 septembre
Le gouvernement souhaite la légalisation du cannabis des 2019

C'est en tout cas ce que les journalistes ont pu entendre lors de la conférence de presse organisée par le porte parole de la ministre de la santé Agnès Buzyn. En effet le gouvernement serait actuellement à la recherche d'infrastructures qui permettraient une légalisation des le 1er janvier 2019.

Après plus de 20 ans de controverse sur le sujet il semblerait donc que la légalisation du cannabis soit d'actualité. Ainsi, malgré la discorde, le gouvernement présentera un projet de loi préliminaire ce mercredi en vue de son examen par les députés de l'hémicycle.
Le porte parole du ministère de la santé à dors et déjà précisé qu'il ne s'agirait pas d'une "légalisation aveugle" mais d'un "traitement précis d'une question qui nécessite une réflexion politique profonde".

D'après une source anonyme du ministère, le texte contiendrait principalement une abrogation generalisée de la majorité des délits concernant la consommation et la possession de cannabis. En revanche, les délits relatifs au transport et à la vente de cannabis resteront d'actualité, les peines encourues pour ces délits de verront également durcies.

Toujours selon le porte parole, l'objectif de ce texte de loi est d'abord de libérer le consommateur : "un consommateur occasionnel ou régulier ne sera plus pénalisé pour sa consommation, en revanche il devra s'engager à s'approvisionner auprès des fournisseurs agréés par les pouvoirs publics. Si ce n'est pas le cas [si il passe par des circuits illégaux] il pourra toujours être poursuivi pour la possession ou la vente de produits illicites issus d'un trafic."

En définitive, la France semble suivre le chemin des Pays-Bas, état ayant légalisé la vente et la consommation de produits du cannabis depuis le 13 septembre 2006.

La loi n'interdira donc pas la consommation. La consommation dans les endroits privés restera bien entendu tolérée. Celle dans les lieux publics sera soumise à une réglementation plus stricte : pas de trouble à l'ordre public, pas de consommation en présence de mineurs (écoles, transports publics). De plus, les maires pourront prendre des arrêtés interdisant la consommation en cas de force majeure. Le futur Bureau du cannabis médicinal (BMC), qui sera rattaché au Ministère de la Santé, sera chargé d'assurer le contrôle de la distribution de ces nouveaux produits.