Selon ces biologistes, la fertilité masculine devient précaire à partir de 38 ans.

samedi 28 mai
Selon ces biologistes, la fertilité masculine devient précaire à partir de 38 ans.

Selon une étude conjointement portée par les équipes de Yanis Térik et Jeanne Hédura du département des sciences biologiques et comportementales de l'Université des Sciences de Louvain-la-Neuve (région Wallonne), les hommes présenteraient une prédisposition génétique liant l'âge à la fertilité masculine.

En étudiant le développement de cellules souches chez le rat lors d'expériences menées en 2012, ces scientifiques avaient déjà noté que l'apoptose, un processus d'autodestruction des cellules intégrées à notre ADN, avait une tendance à provoquer également la mobilisation des tissus biologiques voisins des cellules en cours de mort programmée.

Ayant orienté ensuite leurs recherches chez l'homme, ils ont pu constater les mêmes effets, et ce notamment sur des cellules prostatiques.

L'analyse des séquences ADN a pu révéler que cette dégénérescence prostatique était programmée à l'âge moyen de 38 ans (36 ans pour des personnes issus d'un phénotype africain, 38 ans pour celles issues de phénotypes caucasiens et 40 ans pour les asiatiques).

Yanis Térik et Jeanne Hédura ont pu observer que cette purge cellulaire, programmée et tout à fait normale pour renouveler le stock cellulaire du corps humain, avait, elle-aussi, un impact sur les corps biologiques contigus à la prostate.

Ainsi, sur un échantillon de 158 volontaires âgés de 35 à 40 ans, ils ont pu remarquer que, dans 87 des cas, l'apoptose des cellules prostatiques avait provoqué une régression de 40 des tissus péniens, induisant une réduction de l'ordre de 30 de la capacité érectile. Et par la même occasion, une baisse de la fertilité chez les sujets étudiés, ainsi qu'une disparition, progressive mais immuable, de la libido de leurs partenaires sexuels.

Craignant une paranoïa généralisée, légitime chez les propriétaires de sexe de petite taille, à l'instar des natifs de l'Audomarois, ces scientifiques ont décidé de mener une étude plus dense afin de valider leurs thèses.