" Il est vrai que Pyunik nous a formulé une offre concrète il y a quelques mois ", les confessions de Massis Giragos

mardi 07 juillet

Âgé de 19 ans, Massis Giragos n'a jamais reçu d'offres de clubs de football. L'arménien n'a jamais caché son désir de retourner au pays et faire de sa passion un métier. À l'été 2019, il a décidé de dire non au Pyunik Erevan. Des mois plus tard, le joueur sort du silence et explique les raisons :

J : Un de tes rêves, c'était devenir footballeur, pourquoi l'Arménie et pas la France ?

" En France, c'est compliqué pour te faire une place dans un club de football reconnu surtout à 19 ans. Quand tu n'as pas fait de foot en club, jeune, c'est dur. Je vois les choses comme ça. Le football me plaît certes, mais je me vois pas jouer en France. Il y a beaucoup de talents et le niveau est très relevé, c'est pourquoi je me suis dit que l'Arménie pouvait être une destination idéale. Je pensais pouvoir faire quelque chose de concret las bas, c'est évident. Le niveau n'est pas si élevé que ça si on regarde bien. "

J : Que pensent justement les arméniens du football ?

" Les arméniens adorent le football, malgré le fait que les stades ne soient pas si remplis que ça ! Mais pour eux, ce sport ça représente vraiment quelque chose de joyeux, de festif, de divertissant d'autant plus que le championnat arménien commence peu à peu à se diversifier. Et si on parle des enfants, le football est devenu un rêve pour plein de gamins, ils rêvent d'avoir la même réussite que Henrik Mkhitaryan par exemple. C'est vraiment un modèle pour eux surtout qu'il est passé par Manchester United, Arsenal et Dortmund. "

J : Tu n'as jamais caché ton souhait de venir au pays et de devenir footballeur là-bas. Cet été, on nous a dit que tu as eu des contacts avec un club : Pyunik. Tu peux nous en dire plus ?

" Je continuais à jouer normalement, je jouais pour le plaisir entre amis, etc... et il faut savoir que mon parrain est en lien avec certains clubs arméniens comme Pyunik. Il travaille avec eux dans le but de ramener des joueurs étrangers quel que soit l'âge. Sans rien demander à personne, un membre de ma famille demande à mon parrain d'essayer d'entamer des discussions avec Pyunik pour un éventuel transfert, mon parrain savait que j'avais très envie d'exercer ma passion et donc on peut dire qu'il a tout mis en oeuvre pour pouvoir me mettre en contact avec eux et parler sérieusement "

J : Quand est-ce que le contact a été etabli ?

" Quelques jours après, je reçois un appel d'un des directeurs qui entourent Arthur Soghomonyan (président du club), qui m'explique qu'il voudrait bien me rencontrer pour discuter à propos de ma venue. À savoir qu'ils avaient des recruteurs en France et qu'ils m'avaient déjà observé. J'étais un peu étonné au début, mais rien que d'avoir une conversation avec un membre de la direction, c'était quelque chose d'incroyable ! "

J: Pourquoi avoir dit "non" au dernier moment alors que c'était votre souhait depuis le début de jouer au pays justement ?

" Après des jours de négociations, ils se sont entretenus avec mon parrain concernant les modalités de transfert. J'avais un peu de pression, j'ai pensé à mes projets puis je devais donner une réponse très rapidement. À ce moment là, c'était dur de dire non au meilleur club du pays. Au bout de 5 jours, j'appelle celui qui s'occupait du recrutement et j'ai décliné l'offre pour des raisons personnelles. Aller dans un autre pays, loin de mes proches, c'est très dur. Certes, il y avait le football qui pouvait combler ce manque mais me voir loin d'eux je ne pouvais pas. J'ai des projets en France, des études à terminer, à ce moment là j'avais bien réfléchi. Dire non à un club réputé au pays, c'est vachement dur au début mais en y repensant je regrette pas ma décision."