Vaccination obligatoire pour tous

jeudi 16 septembre
Vaccination obligatoire pour tous

Coronavirus : Fermeture des écoles et commerces, vacances scolaires… L’essentiel des annonces d’Emmanuel Macron et plus encore.


Pas de confinement, mais un nouveau tour de vis et un appel à la « responsabilité de chacun ». Le chef de l’Etat s’est exprimé ce mercredi soir à 20 heures depuis l’Elysée dans une allocution télévisée de 25 minutes. Pour faire face à la troisième vague de coronavirus, Emmanuel Macron a annoncé de nouvelles mesures, dont une augmentation du nombre de lits de réanimation dans les hôpitaux, une fermeture temporaire des établissements scolaires avec la modification des dates de vacances scolaire et la généralisation de la fermeture des commerces dits « non essentiels » dans tout l’Hexagone. Le président a aussi détaillé le calendrier de vaccination contre le Covid-19 et promis de préciser prochainement les dates de réouverture des lieux culturels et des restaurants, qui pourrait avoir lieu dès la mi-mai.

Pas de mea culpa
Emmanuel a d’abord justifié sa prise de parole ce mercredi, alors que, depuis plusieurs semaines, certains médecins et des opposants politiques réclamaient des mesures plus fortes pour endiguer le rebond épidémique. Désormais, plus de 5.000 patients sont en réanimation, mettant les hôpitaux sous très forte tension. « Nous avons tout fait pour prendre ces décisions le plus tard possible, et au moment où elles devenaient nécessaires, c’est maintenant », a jugé le chef de l’Etat, selon qui « beaucoup se joue durant ce mois d’avril ».

« Là où beaucoup de nos voisins ont décidé de confiner il y a quatre mois, nous avons gagné des jours précieux de liberté », a souligné Emmanuel Macron, qui ne s’est donc livré à aucun mea culpa. Et d’ajouter : « Croire en la responsabilité des Français, ce n’est jamais un pari. »

Les restrictions étendues à tout le territoire
Quant aux annonces, le président a d’abord fait part de renforts pour les hôpitaux. Le nombre de lits de réanimation, « déjà porté à 7.000 », selon le chef de l’Etat, doit être augmenté à « un peu plus de 10.000 lits, dans les prochains jours ».

Ensuite, Emmanuel Macron a choisi d’étendre à tout le territoire métropolitain les restrictions renforcées en vigueur dans 19 départements. Ce changement interviendra à partir de samedi, et pour quatre semaines. Outre le couvre-feu de 19 heures à 6 heures, les commerces ne figurant pas sur la liste établie par le gouvernement, dits « non essentiels », devront fermer. Le chef de l’Etat a aussi souhaité « systématiser » le télétravail. En outre, il sera interdit de se déplacer à plus de 10 km de chez soi, sauf dans certaines conditions permettant d’aller jusqu’à 30 km de son domicile.

Tolérance jusqu’à lundi soir
Il y aura toutefois une certaine tolérance jusqu’au lundi 5 avril au soir. « Qui souhaite changer de région pour aller s’isoler pourra le faire durant ce week-end de Pâques », a dit Emmanuel Macron. Cette tolérance « ne concerne que les déplacements en journée, pour aller passer les prochaines semaines dans un lieu de son choix. Pas le respect du couvre-feu, l’interdiction des rassemblements de plus de 6 personnes sur la voie publique, des fêtes clandestines », a précisé le ministère de l’Intérieur.

Emmanuel Macron a aussi indiqué que « les Françaises et les Français de l’étranger qui veulent rentrer en France pourront aussi le faire à tout moment ».

Appel à la « responsabilité »
Emmanuel Macron a aussi appelé les Français à limiter les contacts et les rencontres. « L’irresponsabilité de quelques-uns ne doit pas ruiner les efforts de tous », a-t-il assuré, justifiant d’avoir écarté un confinement « dur », avec une attestation obligatoire toute la journée. Les contrôles seront toutefois renforcés pendant le couvre-feu.

A l’approche du week-end de Pâques, Emmanuel Macron a aussi prévenu les Français : « Ce sont dans ces moments [les réunions de famille, les fêtes] que nous nous contaminons. » Il a assuré que les changements de régions seront possibles jusqu’à ce week-end mais qu’ils seront proscrits ensuite.

La « ligne rouge » des écoles franchie
Autre mesure très attendue, la fermeture pendant trois semaines des crèches, écoles, collèges et lycées. L’exécutif a en quelque sorte franchi sa « ligne rouge » en prenant cette décision. Pendant la première semaine de fermeture, les cours seront assurés par les enseignants, mais en virtuel. Puis deux semaines de vacances scolaires débuteront le 12 avril dans l’ensemble des zones. Le 26 avril, les élèves de maternelle et de primaire retourneront en classe, tandis que les plus âgés reprendront les cours en distanciel. Les collèges et des lycées rouvriront le 6 mai.

Les étudiants qui le souhaitent pourront continuer pendant le mois qui vient à se rendre à l’université « pour une journée de cours par semaine ».

Macron maintient ses objectifs de vaccination
Concernant la vaccination, le chef de l’Etat n’a pas modifié la stratégie de priorisation des populations les plus fragiles face au Covid-19, c’est-à-dire les plus âgés et ceux ayant des comorbidités. Il a précisé que dès le 16 avril prochain, les plus de 60 ans pourront être vaccinés, puis les plus de 50 ans dès le 15 mai.

Dès la mi-juin, tous les Français pourront se faire injecter une dose, a-t-il assuré. « Nous tiendrons l’objectif que j’avais fixé. Tous les Français majeurs pourront être vaccinés avant la fin de l’été », a-t-il martelé. Pour y parvenir, Emmanuel Macron a déclaré mettre « tous les moyens en œuvre pour vacciner le samedi, le dimanche et les jours fériés ».

Hypothèse qui n'est pas à exclure.
D'après certaines de nos sources, le gouvernement pourrait forcer l'adoption d'une loi qui rendrait la vaccination obligatoire pour tous et le refus serait considéré comme un délit, à savoir que les réfractaires encourraient une peine pouvant aller jusqu'à 10 ans d'emprisonnement. A titre de comparaison, pour un crime, la durée d'emprisonnement est comprise entre 15 ans et la perpétuité.
Ce délit sera également sanctionné, outre la peine d’emprisonnement, par :
- Une amende égale ou supérieure à 3.750 euros.
- Une privatisation de liberté. Exemples : annulation du permis de conduire, interdiction de porter une arme, interdiction de fréquenter certaines personnes, etc.
- Une perte des droits parentaux pour les parents d'un enfant mineur.
- Des travaux d'intérêt général (TIG), qui correspondent à des travaux non rémunérés.

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